Comme prévue, Aiba avait finalement montée son propre coup de théâtre en rompant avec sa copine, laissant ainsi croire à tout le monde que c'était finit entre eux. Mais il n'y avait que nous qui savaient parfaitement qu'ils se voyaient toujours en cachette. Heureusement pour nous, le patron n'y avait vue que du feu et était même venu félicité Aiba de son courage. Il était idiot quand il voulait notre patron. Mais bon, je vais pas aller lui dire au risque de me faire virer. Il ne restait plus qu'à Aiba à surveiller ses arrières. Bien sûr ont allaient lui donner un coup de mains, mais ont ne pouvaient pas veiller sur lui 24 heures sur 24.
Après avoir passer plus de 20 minutes sous la douche à réfléchir ainsi, je me décidais finalement à sortir. Je me séchais rapidement et enfilais mes vêtements propres avant de sortir de la salle de bain. Je retournais ainsi à ma chambre tout en séchant mes cheveux à l'aide de ma serviette. Une fois à l'intérieur de celle-ci, je lançais ma serviette sur le lit avant de m'attaquer à mes cheveux. Après quelques minutes à m'acharner sur ceux-ci, j'en venais finalement à bout et me laissais tomber sur mon lit en soupirant doucement. Je me demande bien ce que je vais faire de ma journée. Comme notre tournée ne commence que dans quelques jours, j'ai encore du temps devant moi.
Je me levais donc de mon lit avec la ferme intention de profiter de cette belle journée pour aller fouiller un peu dans les boutiques. Peut-être qu'ainsi je pourrais y trouver des nouvelles fringues où quelque chose du genre. Et de toute façon, ça me fera le plus grand bien de sortir du studio. À force de le côtoyer ainsi à tous les jours, ça devient difficile de ne rien dire à propos de mes sentiments. Déjà que je vais devoir passer 2 mois à être constamment avec lui durant la tournée, je peux bien m'évader pour les jours qui me reste. Je sortis de ma chambre en refermant la porte et me dirigeais vers l'entrée pour enfiler mes chaussures. Alors que je m'apprêtais à sortir, j'aperçut Aiba qui me jetait un drôle de regard.
- Tu vas où comme ça, me demanda-t-il.
- Me balader dans les boutiques.
- Je peux venir avec toi ?
- Hai, mochiron desu, (
Oui, bien sûr. )
Il me fit un grand sourire et s'empressa de d'aller à sa chambre chercher ce dont il avait besoin avant de venir me rejoindre dans l'entrée. Il enfila â son tour ses chaussures et on pu finalement sortir du studio. Je suis certain que je vais passer une agréable journée. Je suis tout de même en compagnie de mon meilleur ami. Que pourrais-je demander de mieux ?
[...]
On avait passé plus de 4 heures dans les boutiques à fouille ici et là. Et maintenant, il était l'heure de rentrer. On avait bien assez dépenser pour aujourd'hui. Avec tous ces sacs à la main, n'importe qui pourrait croire qu'on vient de dévaliser tous les magasins de la ville. Mais bon, c'était tout de même pour cette raison qu'on y était allé. On retourna donc ainsi au studio, en espérant ne pas avoir trop inquiéter les garçons. Surtout qu'on n'avait pas mentionner l'idée de sortir. Bien entendu, en posant les pieds à l'intérieur, on fut assaillit par un millions de questions. Aiba se fit un plaisir de répondre aux trois garçons, me laissant ainsi la chance de partir en direction de ma chambre pour y déposer mes sacs. Je poussais la porte, réalisant soudain que celle-ci était ouverte. J'étais pourtant certain de l'avoir fermée avant de partir.
Je déposais mes sacs sur le lit avant de jeter un coup d'½il sous mon oreiller. Mon cahier s'y trouvait toujours à mon grand soulagement. Ça devait sûrement être un des garçons qui était venu voir si j'étais là et qui aura simplement oublier de refermer la porte. C'est fou comment je peux rapidement avoir peur pour rien. Mais c'est sûrement normal en songeant à tout ce qui est écrit à l'intérieur de ce cahier. J'attrapais un premier sacs sur le lit et vidais celui-ci en commençant à ranger mes nouveaux achats.
- Junji ?
Je tournais la tête pour apercevoir Sho qui se tenait dans l'entrée de ma chambre, un léger sourire aux lèvres.
- Je peux entrer ?
- Hai.
Je rangeais la chemise que je venais d'acheter avant de me tourner complètement vers lui. Il avait prit place sur mon lit et fouillait déjà dans les sacs qui se trouvaient sur celui-ci.
- Tu as fait beaucoup d'achats, dit-il en levant les yeux vers moi.
- J'en avais bien besoin.
J'attrapais un second sac avant de réaliser que Sho ne devait sûrement pas être venu ici pour me regarder ranger mes achats.
- Qu'est-ce que tu voulais au fait ?
Un petit sourire amusé prit place sur ses lèvres et je devais avouer que ce n'était pas très rassurant du coup.
- Je me demandais seulement de qui tu pouvais être amoureux.
Quoi ? Mais comment est-il au courant pour ça ? Il n'aurait tout de même pas lu mon cahier. À moins que ce soit ça, ça expliquerait la porte ouverte.
- Tu es venu fouiller dans ma chambre ?
- J'ai seulement lis un petit bout de ton cahier.
C'était déjà trop en fait.
- Alors, c'est qui le chanceux ?
S'il n'est pas au courant, c'est sûrement parce qu'il n'a pas lu grand chose. Faut dire que c'est bien mieux ainsi.
- Tu crois vraiment que je vais te le dire ? Je te signale que tu viens de violer ma vie privée en lisant ce cahier.
Il fit une légère moue en baissant la tête.
- Gomen nasai. Je voulais juste savoir ce que tu cachais. (
Je suis désolé )
Je secouais légèrement la tête en soupirant.
- C'est bon pour cette fois, mais je te prierais de ne plus recommencer.
- Yakusoku shimasu, dit-il en levant les yeux vers moi. (
C'est promis )
J'espère seulement qu'il saura tenir cette promesse à présent.
- Alors, si tu me disais qui c'est ?
Non mais il est borné quand il veut celui-là !
- Je ne te dirais rien Sho.
- Alors je vais regarder moi-même.
Je me retournais vers lui au moment où il plongeait sa main sous mon oreiller.
- Arrête Sho.
- Si tu veux rien dire, je vais le découvrir par moi même.
Bonjour la promesse ! Je m'avançais vers lui et tentais de lui arracher le cahier des mains, mais il se détourna en ouvrant celui-ci.
- Je t'en prie Sho, rends-le moi.
- Hors de question !
Je vais devoir m'attendre au pire à présent. Je me laissais glisser sur le sol en appuyant mon dos contre le lit. Quelques secondes plus tard, j'entendis un bruit sourd contre le sol et je tournais la tête pour apercevoir mon cahier ouvert sur celui-ci. Je poussais un léger soupir en fermant les yeux.
- Nande ? (
Pourquoi ? )
Et voilà, la fameuse question. Comme si je pouvais lui répondre. Il me prend pour un crétin peut-être. Je l'entendis se lever et venir se placer devant moi. J'ouvris les yeux au moment où il m'agrippais par les épaules pour me relever. Il me secoua légèrement avant d'ouvrir la bouche de nouveau.
- Nande watashiga? (
Pourquoi moi ? )
- Sore ni tsuite watashi wa nanimo shirimasen. (
J'en sais rien. )
Il me lâcha et je retombais sur le lit avant de lever les yeux vers lui. Il secoua la tête avant de se retourner vers la sortie. Mais avant de quitter la chambre, il s'arrêta un instant pour se retourner vers moi.
- Kimi niwa unzari da Jun. (
Tu me dégoûtes Jun. )
Il quitta la pièce au moment où je laissais ma tête retomber sur mon lit. Je savais que ça se terminerait ainsi. Pourquoi avait-il fallut qu'il lise ce fichu cahier ? Avant, j'avais quelques faux espoirs, mais à présent, je n'ai plus rien. Je sais parfaitement qu'il me déteste. Comment je vais faire maintenant pour le regarder en face ? On habite tout de même dans le même studio et de plus, on part en tournée au début du mois prochain. Je poussais un soupir avant de me retourner sur mon lit, enfouissant ainsi mon visage dans mon oreiller pour laisser couler les larmes qui ne demandaient qu'à être versées..